XP-NOVA

Académie des métiers

Former aux métiers que le territoire offre

Une académie territoriale des métiers forme sur les filières réelles du territoire, avec les entreprises qui y recruteront. Elle n’ouvre pas une formation sans débouché identifié.

En préparationStatut au 5 octobre 2026 D2 — Bassin maraîcher intégré

La situation

Dans beaucoup de territoires, la formation ne correspond pas à l’emploi disponible. Elle est surtout théorique. Les unités de transformation, les services de l’eau, du solaire ou du numérique cherchent des techniciens qu’ils ne trouvent pas sur place. Les jeunes diplômés, eux, cherchent un emploi qui n’existe pas près de chez eux.

Une chaîne, de la formation à la richesse

L’académie ne s’arrête pas à la formation. Elle relie quatre maillons : former, placer, accompagner l’entrepreneuriat, mesurer la richesse créée.

  1. 1. Formation
  2. 2. Emploi
  3. 3. Entrepreneuriat
  4. 4. Création de richesse

Un réseau, pas un bâtiment

L’académie est la tête d’un réseau d’ingénierie de formation, de certification et de partenariats avec les entreprises. Son financement se décrit par sources, sans montant : subvention d’investissement, contrats de formation avec les entreprises, frais modulés, bourses publiques, apprentissage. Un gestionnaire pédagogique est désigné avant l’ouverture.

  • Académie territoriale des métiers : tête de réseau, à l’échelle d’une région ou d’un bassin
  • École de métiers territoriale : formation courte en alternance sur les métiers de la filière, à l’échelle d’une commune ou d’une intercommunalité
  • Centre d’excellence : formation avancée sur un métier phare (froid, solaire, bois, géomatique)
  • Ferme-école : apprentissage productif, la ferme finance une partie de la formation par ses ventes
  • Centre de démonstration technologique : vitrine d’équipements et essais
  • Incubateur rural : transformer les diplômés en entrepreneurs
  • Rôles : la commune ou l’intercommunalité met le site à disposition, les centres de formation enseignent, les entreprises accueillent et recrutent

Métiers utiles par secteur

Exemples à confirmer avec les besoins locaux de chaque territoire. Aucun volume d'inscrits ni d'emplois n'est annoncé.

Agriculture et élevageConseiller agricole numérique · Pépiniériste · Technicien en irrigation · Opérateur de mécanisation · Technicien semencier · Technicien d’élevage et d’embouche · Apiculteur · Aquaculteur
Agro-industrieOpérateur de transformation · Technicien qualité · Frigoriste · Conducteur de ligne · Technicien de maintenance industrielle · Boucher-découpeur aux normes
NumériqueOpérateur de système d’information géographique et de drone · Collecteur de données · Développeur web et mobile · Agent de service numérique communal · Technicien réseau · Analyste de données
Énergies renouvelablesInstallateur et mainteneur solaire photovoltaïque · Technicien en pompage solaire · Technicien biogaz · Électricien du bâtiment
Transformation du boisMenuisier industriel · Affûteur · Opérateur de séchoir · Ébéniste-designer · Technicien de traçabilité forestière
InfrastructuresMaçon qualifié · Géomètre-topographe · Conducteur d’engins · Technicien de voirie et réseaux divers · Contrôleur de chantier · Technicien de pistes à haute intensité de main-d’œuvre
TourismeGuide écotouristique · Gestionnaire d’hébergement · Cuisinier · Animateur culturel
Économie circulaireCollecteur-trieur · Technicien en compostage et recyclage du plastique · Réparateur d’électronique
Équipements collectifsPlombier-fontainier · Technicien de pompage · Électricien d’éclairage public · Gestionnaire d’équipement sportif · Éducateur sportif · Médiateur culturel · Technicien son, lumière et vidéo
One HealthAuxiliaire vétérinaire · Agent d’hygiène · Technicien de laboratoire d’eau et d’aliments

Le parcours d'un jeune, en six étapes

  1. 1

    Cartographier les besoins

    Le plan d’économie territoriale prévoit les emplois par métier, à trois et à cinq ans. On ne forme que là où un débouché est identifié.

  2. 2

    Se former en alternance

    La formation se fait en grande partie sur des sites productifs réels : fermes-écoles, unités de transformation, chantiers à haute intensité de main-d’œuvre.

  3. 3

    Se faire certifier

    La certification se construit avec les autorités compétentes en formation professionnelle et en enseignement, et avec les branches. L’ODT ne délivre pas de diplôme.

  4. 4

    Être placé

    Les entreprises installées avec le programme sont invitées à s’engager sur le recrutement local, par une clause de contenu local. C’est un objectif de négociation, pas une garantie d’emploi.

  5. 5

    Entreprendre

    Une partie des sortants peut être orientée vers l’incubateur rural : coaching, accès au marché, équipements en crédit-bail ou fonds d’amorçage.

  6. 6

    Mesurer la richesse créée

    Les revenus, les entreprises créées et les emplois sont suivis à 12 et 24 mois, par cohorte, dans l’observatoire.

Ce que nous ne ferons pas

  • Ouvrir une filière de formation sans débouché identifié.
  • Délivrer un diplôme : la certification relève des autorités compétentes.
  • Promettre un emploi à la sortie.
  • Annoncer un nombre d’inscrits ou d’emplois avant d’avoir une base mesurée.
  • Remplacer les ministères et les centres de formation : l’ODT coordonne et conçoit.

Où en est-on, et ce qui est recherché

L’académie est en préparation au 5 octobre 2026. Elle est rattachée au démonstrateur D2, le bassin maraîcher intégré de l’Ouest. Rien n’est ouvert, aucun partenaire de formation n’est engagé. Ce que nous cherchons : un territoire hôte, choisi par l’appel à Communes Pionnières ; des entreprises prêtes à accueillir et à recruter ; des centres de formation et des autorités compétentes avec lesquels construire la certification. Les métiers listés ci-dessus sont des exemples à confirmer avec les besoins et les débouchés locaux.

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